Faire revenir ses clients

Fidéliser ses clients en commerce de proximité : 15 idées

Huit idées qui ne coûtent rien, cinq à quelques euros, deux avec un abonnement. Pour chacune : ce qu’elle demande en caisse, et comment voir si elle marche.

Par L’équipe Fidoly Publié le 7 min de lecture

Les 15 idées, à cocher au fil des semaines 0 sur 15

Huit idées à 0 €

1. Demandez ce qui a manqué

« Vous avez trouvé tout ce qu’il vous fallait ? » La réponse vous apprend ce que vos habitués achètent ailleurs, faute de le trouver chez vous.

En caisse. Une question, et un carnet près de la caisse pour noter chaque demande, avec le prénom du client.

Pour voir si ça marche. Au bout d’un mois, comptez les demandes que vous avez pu satisfaire, et prévenez ceux qui les avaient faites.

2. Proposez de mettre de côté

Une réservation, c’est un passage déjà prévu. Le pain du dimanche, le bouquet du vendredi, la bouteille pour samedi soir : le client sait qu’il reviendra, et vous savez ce que vous vendrez.

En caisse. « Je vous en garde un pour samedi ? » Puis une étagère ou un carnet, au nom du client.

Pour voir si ça marche. Le nombre de commandes retirées chaque semaine, et celles qui ne l’ont pas été.

3. Prévenez de vos fermetures

Congés, inventaire, pont : annoncez-les deux semaines avant, sur une affichette près de la caisse et dans les horaires exceptionnels de votre fiche Google. Google précise que les établissements dont les informations sont complètes et exactes ont plus de chances d’apparaître dans les résultats à proximité (aide Fiche d’établissement Google).

En caisse. L’affichette, et la phrase la semaine d’avant : « On ferme du [date] au [date]. »

Pour voir si ça marche. À votre retour, regardez dans vos cartons ou votre fichier quels habitués repassent dès la première semaine.

4. Répondez aux avis Google

Selon Google, répondre aux avis montre à vos clients que vous accordez de l’importance à leurs commentaires. Google ajoute qu’il n’est pas nécessaire de remercier publiquement chaque contributeur : répondez quand vous avez une information utile à donner (aide Fiche d’établissement Google). Des réponses prêtes à copier sont dans répondre à un avis Google.

En caisse. Rien. Un moment fixe dans la semaine, toujours le même.

Pour voir si ça marche. La note et le nombre d’avis de votre fiche, d’un mois sur l’autre.

5. Demandez un avis, à tout le monde et sans contrepartie

Un code posé près de la caisse mène votre client droit à la page de vos avis : créez votre QR code pour les avis Google, avec l’affichette. Google interdit d’offrir un avantage, un produit gratuit ou une réduction, en échange d’un avis : ne liez jamais votre carte de fidélité à un avis. La méthode complète est dans plus d’avis Google, sans enfreindre les règles.

En caisse. « Un avis sur Google nous aide, bon ou moins bon : le code est juste là. » Pas de « si vous avez aimé » : Google interdit de ne solliciter que les clients contents.

Pour voir si ça marche. Les avis reçus chaque mois, avant et après la pose de l’affichette.

6. Tenez un fichier de vos habitués

Prénom, téléphone, nombre de passages, date du dernier passage : quatre colonnes vous disent qui vient et qui ne vient plus. Le modèle de fichier client les prépare pour Excel, avec seulement ce que le RGPD vous permet d’y mettre.

En caisse. Noter chaque passage, ou le recopier le soir depuis vos cartons.

Pour voir si ça marche. Triez par date du dernier passage : les clients qui s’éloignent apparaissent en tête de liste.

7. Écrivez à l’habitué qui ne vient plus

Un message court, signé de votre commerce, sans rien lui vendre. Les messages à vos clients l’écrivent pour vous, en « vous » ou en « tu ». La loi encadre ces e-mails : vous pouvez écrire sans accord préalable à un client qui vous a donné son adresse lors d’un achat, pour des produits semblables, s’il a pu refuser à ce moment-là et peut refuser à chaque message, simplement et gratuitement (article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques).

En caisse. Demandez l’adresse e-mail à l’inscription, en disant à quoi elle servira.

Pour voir si ça marche. Notez la date de chaque message, et regardez si le client repasse dans les semaines suivantes.

8. Mesurez votre taux de retour chaque trimestre

Sur cent clients venus au trimestre dernier, combien sont revenus celui-ci ? Trois nombres tirés de votre fichier ou de vos cartons suffisent, et le calcul du taux de retour le fait pour vous, avec ce que coûtent les clients partis.

En caisse. Rien.

Pour voir si ça marche. Comparez chaque trimestre au précédent, toujours sur la même durée. S’il baisse, la liste des clients partis vous dit à qui écrire.

Cinq idées à quelques euros

9. Une carte à tampons, même en carton

Une règle en une phrase, « la dixième est offerte », et une carte qui la rappelle. La carte de fidélité à imprimer se crée gratuitement, à votre nom : il vous reste le papier, l’encre et un tampon. Le bon nombre de cases dépend du rythme de vos clients, voyez combien de tampons sur une carte. Si vos prix varient beaucoup, trois questions vous disent s’il vaut mieux compter en points ou en cagnotte.

En caisse. Tamponner, et proposer la carte à chaque nouveau client.

Pour voir si ça marche. Le nombre de cartes pleines rapportées chaque mois.

10. Une récompense qui coûte moins qu’elle ne vaut

Un croissant offert vous coûte sa farine et son beurre, pas son prix en vitrine. Un produit que vous fabriquez est la récompense la plus généreuse aux yeux du client et la moins chère pour vous. Le calcul de la récompense vous dit, avec vos chiffres, combien de passages la paient.

En caisse. Annoncez la récompense par son nom, « le café offert », plutôt qu’en pourcentage.

Pour voir si ça marche. Ce que vos récompenses vous ont coûté dans le mois, face à la marge des passages qui les ont gagnées.

11. Un programme qu’on voit

Un client ne s’inscrit pas à une carte dont il ignore l’existence. Un chevalet près de la caisse, un autocollant sur la vitrine, une carte de poche glissée dans le sac : le kit à imprimer les prépare à vos couleurs.

En caisse. Le chevalet à hauteur des yeux, là où le client attend.

Pour voir si ça marche. Les inscriptions de la semaine, avant et après la pose.

12. Un geste que personne n’attend

Faire goûter une nouveauté à un habitué, glisser un échantillon dans son sac. Ce geste ne figure sur aucune carte et ne s’annonce pas.

En caisse. « Goûtez, c’est nouveau, vous me direz. »

Pour voir si ça marche. Notez à qui vous l’avez offert, et regardez s’il rachète le produit.

13. Les dates qui comptent chez vous

Fête des mères, rentrée, fêtes de fin d’année : chaque métier a ses semaines fortes. Prévenez vos habitués une semaine avant, pas la veille, pour qu’ils aient le temps de prévoir. L’affichette touche ceux qui passent ; un message touche aussi ceux qui ne passeront pas d’ici là.

En caisse. L’affichette, et la question de l’idée 2 : « Je vous en réserve un ? »

Pour voir si ça marche. Vos ventes de la semaine forte, comparées à celles de l’an dernier.

Deux idées avec un abonnement

14. La carte de fidélité dans le téléphone

La carte ne se perd plus et ne s’oublie plus : elle est dans le téléphone de votre client, Apple Wallet aujourd’hui, Google Wallet dès l’accord de Google, sans application à installer. Celui qui n’a pas son téléphone donne son numéro en caisse. À chaque passage, la carte se met à jour toute seule. Avec Fidoly, c’est 25 € HT par mois, tout compris, sans engagement.

En caisse. Scanner la carte du client, ou taper son numéro.

Pour voir si ça marche. Le tableau de bord montre qui revient et qui s’éloigne.

15. La relance prête pour chaque client qui s’éloigne

Fidoly repère les habitués qui ne viennent plus et prépare le message dans le ton de votre commerce. Vous le relisez, et il part par une notification sur la carte ou par e-mail. Les relances sont comprises dans l’abonnement, sans quota ni surcoût.

En caisse. Rien.

Pour voir si ça marche. Dans votre fichier clients, la date du dernier passage d’un client relancé vous dit s’il est revenu.

Selon votre métier

Les mêmes idées ne se jouent pas au même moment d’un commerce à l’autre. Trois articles les appliquent à un métier précis :

Pour les autres métiers, du caviste au toiletteur, nos réglages conseillés sont sur les pages métier.

Vos questions

Faut-⁠il une carte de fidélité pour fidéliser ?

Non : les huit premières idées s’en passent. La carte ajoute une règle que le client retient, et une raison de revenir chez vous plutôt qu’à côté. Elle vient en plus des gestes, pas à leur place.

Par quelle idée commencer ?

Par la huitième : mesurez votre taux de retour aujourd’hui, pour avoir un point de départ. Choisissez ensuite une idée qui ne coûte rien et une qui se voit en caisse, et tenez-les un trimestre avant d’en ajouter.

Au bout de combien de temps voit-⁠on un effet ?

Comptez en trimestres. Le taux de retour se compare d’une période à la suivante, sur la même durée : mesurez-le avant de commencer, puis trois mois plus tard, avec le calcul du taux de retour.

Sources